Récepteurs à dispositifs d’activation déclenché par radio

Le sujet proposé ici est lié au domaine de l’émission/réception radio de courte portée (inférieure à
100 mètres).
Les systèmes sans fils de réseaux de capteurs constituent le premier domaine d’application, les
récepteurs à très longue durée de veille (plusieurs années) peuvent également tirer parti de cette étude
ainsi que toutes les applications où le récepteur en veille ne doit pas être détectable.
Le problème est le suivant : Pour remplir sa fonction, le capteur doit être capable de recevoir des
signaux provenant du monde extérieur. Dans le cas le plus simple, ceci est obtenu par l’activation
permanente de son récepteur, ce qui se traduit par la consommation d’une certaine puissance. Dans la
grande majorité des applications, cette consommation de puissance est critique (soit parce que
l’alimentation est fournie par une batterie, soit parce que l’alimentation a un mauvais rendement).
Pour réduire la consommation, il est couramment fait appel à une technique consistant à ne «
réveiller » le récepteur que de temps en temps et à le laisser éteint le reste du temps. Cette technique de
réveil périodique, pour être très efficace, doit employer une période très grande, ce qui augmente le temps
de réponse du système, ou faire appel à un mécanisme de synchronisation qui peut être assez complexe et
n’est pas toujours applicable. Dans tous les cas une certaine consommation résiduelle du système
demeure.
La solution que nous proposons d’étudier ici permet potentiellement de n’avoir aucune
consommation résiduelle. Elle est basée sur l’utilisation d’un dispositif de réception dit passif qui, de façon
très schématique, consiste à utiliser l’énergie fournie par l’onde radio parvenant au récepteur pour
déclencher la mise en route du système. Un récepteur classique peut alors être activé et assurer la
réception des données. Les récepteurs passifs sont déjà connus ; le plus célèbre d’entre eux étant
certainement le poste à galène. Plus modernes, et utilisant aussi un principe passif, les « RF tags » sont
capables de répondre aux signaux d’un émetteur assez puissant (et sophistiqué) en utilisant seulement
l’énergie que leur envoi ce dernier. Cependant leur portée n’excède guère 10 mètres.
Les procédés actuels de fabrication des semi‐conducteurs permettent d’obtenir des performances
tout à fait remarquables, tant pour la réception haute fréquence, que pour l’électronique digitale à très
faible consommation. Ceci offre des pistes nouvelles pour ce type de récepteur et c’est ce qui à notre sens
constitue tout l’intérêt de se sujet pour une thèse.

Contact:Bernard Jarry

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