Tatouage et stéganographie utilisant des codes correcteurs d’erreurs

Les nouvelles technologies de l’information permettent aujourd’hui une circulation aisée des documents multimedia, images photographiques ou documents audiovisuels, sur le WEB ou sur tout autre support éléctronique (CD-ROM, DVD,…). Cette circulation pose le problème de la protection des droits d’auteur.
Le tatouage d’images est apparu dans ce contexte, pour décourager la copie illicite de matériel protégé.
Le Watermarking, ou tatouage, a pour objectif d’insérer une signature non discernable au sein d’une image permettant l’identification du propriétaire. Il est important que d’un côté l’extraction, la dégradation ou la suppression de cette information de l’image par un traitement usuel (filtrage, compression …) ou malhonnête (craquage) soit difficile, et d’un autre côté que la distorsion introduite dans l’image par le filigrane soit minimale voire invisible. De même une application complémentaire est apparue autour du tatouage,
à savoir la stéganographie. Pour la stéganographie, le but est de dissimuler un message secret dans le médium de couverture n’ayant rien à voir avec lui de façon à ce qu’un attaquant ne puisse pas savoir si des informations sont dissimulées dans le médium. Pour le watermarking (ou tatouage), le but est différent. Il s’agit ici de dissimuler une faible quantité d’information ayant un rapport direct ou indirect avec le médium de couverture.
Afin de rendre la méthode de tatouage/stéganographie robuste, le principe consiste à dissimuler la signature sous la forme d’un filigrane digital dans les composantes perceptuellement significatives de l’image, en tenant compte des propriétés du système visuel humain. Dans le domaine fréquentiel, ces composantes significatives correspondent en général à des fréquences basses et moyennes. Cependant, la modification des basses
fréquences de l’image génère des dégradations visuelles importantes. Pour cette raison, il est important de mettre en place un processus permettant de choisir une ou des bandes de fréquences assurant un bon compromis entre la résistance maximale aux attaques et une dégradation de la qualité de l’image aussi peu visible que possible. Ce processus s’inspirera des méthodes de choix existant dans des algorithmes de compression ou de classification. Il nécessite l’utilisation ou la définition d’un espace de représentation prenant en compte au mieux le système visuel humain. Actuellement est mené un premier travail proposant d’intégrer les décompositions orientées « contourlet » dans le schéma de tatouage.
En résumé, il s’agira donc de mettre en place une méthode originale de tatouage/stéganographie, pouvant utiliser les travaux déjà réalisées dans le laboratoire en décomposition par ondelettes.
On utilisera aussi des codes correcteurs pour la stéganographie qui permettent d’améliorer les capacités de masquage d’information pour la stéganographie.
Ce sujet concrétise une collaboration menée depuis maintenant 4 ans entre les équipes DMI et SIC du laboratoire XLIM, collaboration concrétisée par différentes publications.

Contact:Philippe Gaborit

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