codes correcteurs et transformée psychovisuelle pour la stéganoraphie

« Ces dernières années, l’équipe SIC et DMI ont développé des méthodes originales de tatouage d’images couleur associée à un démonstrateur. A partir du travail préexistant au SIC, puis du développement en commun entre SIC et DMI, une thématique liée au tatouage s’est créée qui interagit avec les travaux de sécurité et de fiabilité développés au sein de DMI et l’approche tatouage couleur par ondelettes proposée par le SIC. Cette dynamique s’est concrétisée par une première thèse et différentes publications scientifiques.
Cette nouvelle étude doit renforcer les liens scientifiques existants et approfondir certains questions restées sans réponse.
Les deux volets principaux de la thèse resteront l’augmentation de la dimension sécurité à travers l’intégration de codes correcteurs d’erreurs dans les solutions de tatouage proposées et l’intégration de la dimension psychovisuelle dans un cadre de stéganographie en prenant donc en compte l’aspect dégradation.

Les apports de la thèse devront être de deux niveaux.
• Tout d’abord, la première étude a montré que les codes correcteurs d’erreurs peuvent apporter une meilleure résistance aux modifications du support. En particulier des algorithmes de type décodage en liste peuvent s’avérer très efficaces dans ce contexte par leur capacité à reconstruire un mot de code très altéré. Toutefois, de nombreuses questions restent ouvertes. Il faut tout d’abord établir le lien existant entre les familles de code correcteur (et leur paramétrisation) et les différentes familles d’attaques. Ensuite l’intégration des codes correcteurs doit être complète et non pas simplement par juxtaposition, à savoir que l’algorithme de tatouage doit s’adapter au code (et inversement). Ceci nécessitera donc une redéfinition ou une adaptation de la procédure de tatouage afin d’optimiser les résultats en terme de débruitage. Enfin une partie du travail est resté théorique et la dimension numérique doit être développée.
• Ensuite, dans le contexte de stéganographie la sécurité repose d’avantage sur l’indiscernabilité des données cachées que sur leur robustesse aux transformations. Cette aspect vient en complément de la première partie et nécessitera dans un premier temps d’intégrer le travail mené durant le premier point mais avec une nécessité d’invisibilité. Actuellement les travaux exposés dans la littérature concernant les codes et le tatouage n’aborde que la dimension robustesse. C’est pourquoi ce second volet devra mettre en évidence les possibles corrélations existantes entre la stratégie de protection et l’invisibilité du code. De plus il se posera la question du problème de l’évaluation de la dégradation des images couleur, et aussi de l’espace de modification. En effet, il est nécessaire d’utiliser un espace transformée qui soit le plus proche possible de la modélisation du système visuel humain.

Tous ces développements théoriques et pratiques devront justifier d’une dimension logicielle et donc s’intégrer au démonstrateur créé au SIC.

Contact: Philippe Gaborit

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